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Conte de la Fée de la Paix

               

  

Il était une fois une apprentie de fée, une fée humaine, qui, après son initiation dans un temple ésotérique de lumière, reçu le nom de Fée de la Paix. Au moment de se séparer de ces êtres qui l’avaient initiée à la clairvoyance et l’auto exploration intérieure, reçu la meilleure des bénédictions : à partir de ce moment elle emmènerait par la main deux autres fées et une autre plus petite fée, qui était plus nécessiteuse que les autres, la lumière qui irradiait de l’âme de notre apprentie, parce que la lumière de cette petite fée était faible et elle avait besoin de se remplir d’illusion.

 

Alors elle prit par la main la petite fée dépourvue de lumière, pendant que les autres deux partaient en volant derrière la fée de la Paix, qui possédait le don d’apaiser l’esprit humain et alimenter les deux autres avec sa lumière féerique.

 

Après cet instant elles seraient toujours unies par un lien lumière, de façon que la petite fée initialement sans lumière sente à présent et pour toujours dans son cœur la force de lumière que lui a conférée  maintenant la fée humaine.

 

Les trois fées volent pour toujours autour de leur fée humaine en un cercle éternel qui leur offre protection, magie et orientation dans le noble art de guider les personnes vers la conciliation des pensées de l’esprit avec ceux du cœur.

 

La Fée de la Paix te dit que l’un des secrets du bonheur c’est quelque chose d’aussi simple que de se concilier avec soi même et avec les autres.

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

 

Conte avec saveur de liberté

 

                          

« Il était une fois un petit oiseau qui était tombé du nid et se perdit dans une forêt enchantée, là-bas, désorienté, il demanda de l’aide mais personne ne l’écouta. Les mages passaient au loin sans s’arrêter aux cris de douleur de ses pensées ni de son piaillement désespéré.

 

Les nymphes faisaient la sourde oreille  ses lamentations, distraites par le bouillonnement de l’eau et en jouant avec les feuilles sèches de la lisière, que le vent berçait à sa guise.

 

Alors l’oiseau avait fini par s’enfermer dans la cage de ses craintes pour le restant de ses jours et jamais plus n’avait vu la lumière. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à attendre la fin…

 

Un jour une fée l’entoura d e sa magie et l’oiseau lui dit :

 

Il y a longtemps que j’avais envie de

sentir ta douce présence à côté de moi,

ton regard compatissant

et ton visage serein.

 

Il y a quelque chose de sublime en toi

car tu m’as ému

avec cette espérance

qui attendri et donne du courage

à mon cœur.

 

En ton sein tu abrites la paix,

Un havre de calme et de spiritualité

qui m’ouvre au silence

et me conduit au portail de la liberté.

 

La fée était si satisfaite avec ces paroles qu’elle lui attribua cette liberté tant désirée et les ailes de l’oiseau recouvrèrent vie lorsqu’il ouvrit son esprit et se laissa aller…

  

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

La fée et sa muse

                                              

 

Du cœur d’une étoile naquît une muse qui se posa dans les pensées d’une apprentie de fée. L’apprentie de fée avait désiré par-dessus tout parvenir à être une vraie fée. Cependant elle commençait à douter…Sa magie ne produisait pas encore d’effets car il lui fallait atteindre la paix de l’esprit produit par la sécurité et la confiance de soi.

 

Alors la muse lui chuchotait qu’elle devait apprendre à se sentir en unité et se concilier avec elle-même et, évidemment, à ne pas avoir peur de quelque chose de si simple comme d’être soi-même. Parfois c’est aussi mieux  d’écouter aussi son propre silence intérieur que le bruit que font les commérages des autres.

 

-Si tu t’écoutes toi-même, tu trouveras la force de croire en toi- lui dit la muse.

 

Depuis un certain temps les commentaires méprisants envers le potentiel de la fée par quelques sorciers et envoûteurs l’avaient fait renoncer à ses objectifs, la décourageant de ses intentions…

Mais la révélation de  sa muse la fit réagir, alors elle vola vers le haut, avec tant d’énergie qu’elle arriva au soleil et depuis la chaleur de ses rayons, la muse lui chuchota à l’oreille:

 

-Tu es prête pour affronter ton objectif et le mener à bien avec courage-.

 

A ce moment, le soleil lui montra son amour inconditionnel et l’amena jusqu’à l’étoile de laquelle était née la muse :

 

-Moi je suis née ici- lui confessa-t-elle-. Et toi aussi, bien que tu ne le saches pas-. Alors entre dans ton étoile et apprends à te voir tel que tu étais à l’origine, avant que les énergies négatives des autres ne te bloquent. Pénètre dans ton authenticité et montre au monde ton potentiel pour aider les autres.

 

La fée pénétra dans son étoile. Elle la perçu comme si, en réalité, elle pénétrait en elle-même, et se reflétait dans un miroir de lumière de son étoile. Elle vit un être si beau –c’était son intérieur-, qu’elle se demanda comment elle avait pu cacher pendant tout ce temps sa beauté interne.

 

Alors la fée laissa de se convertir en apprentie pour se convertir en une vraie fée, qui avec son étoile et l’inspiration de sa muse, développèrent les rituels magiques qui émurent le monde et l’univers…

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

 

Le conte de la fée et du papillon

                   

 

Il était une fois un papillon qui ne pouvait pas voler, aussi bien qu’il essayait cela lui résultait impossible, ses ailes étaient restées bloquées, ainsi que ses illusions. Rien de la  belle vallée où il vivait  n’avait de sens pour lui : ni les fleurs, ni le ruisseau, ni les arbres touffus. Il se sentait si frustré qu’il n’avait même pas de force pour voler sans but, simplement, il avait cessé de voler et commençait à pleurer car il avait cessé de se sentir libre. Mais une fée recueilli ses larmes et lui prêta ses ailes pour que le papillon entreprît un nouveau chemin dans sa vie et continua de voler et en sentant l’agréable sensation du frottement de l’air dans le ciel des montagnes.

 

Le papillon se sentit si reconnaissant qu’il ne cessa jamais de croire aux fées ni en lui-même.

 

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

                       L’étoile qui s’échappa du cœur d’un ange

 

 

Il était une fois qui s’échappa du cœur d’un ange et continua sa mission inconditionnelle de répandre sa lumière d’amour sur tous ceux qui la contempleraient dans le ciel infini de chaque nuit étoilée.

 

Ceux-là qui savaient la reconnaître, sentaient comme cette auréole lumineuse les remplissait de joie et ses scintillements ravivaient  leurs illusions.

 

Grâce à elle ils apprirent à apprécier comme son mouvement scintillant leur révélait les secrets pour réveiller le bonheur et, en plus, ils sentirent palpiter leur propre énergie vitale, qui correspondait à cette recherche intérieure, qui les guidait vers le chemin de la révélation de leur propre potentiel interne.

 

Mais un jour ils se rendirent compte qu’au ciel nocturne il y avait une autre étoile juste devant leurs narines, qui brillait  beaucoup plus que celle qu’ils avaient rencontrée avant et, cependant, malgré qu’ils fussent si proches, ils ne l’avaient jamais vue aussi claire comme jusqu’alors.

 

Ce fut  en ce moment, qu’ils se rendirent compte que l’intense force lumineuse de ce point de lumière, qui se détachait par-dessus tous les autres, était en réalité, sa propre lumière intérieure de laquelle à présent, ils prenaient conscience, après s’être arrêtés dans ce bain chaud de cette lumière  pleinement sienne et de laquelle maintenant eux se nourrissaient pour la partager et l’irradier vers d’autres cœurs.

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

                                                

                        La grenouille et sa fée-guide

 

Il était une fois une grenouille qui vivait dans une petite mare. Elle n’était pas trop satisfaite de sa maison parce qu’elle était trop petite et les algues l’empêchaient de nager librement. Lorsqu’elle était hors de l’eau, elle se reflétait souvent dans le miroir de sa superficie, mais elle ne paraissait pas très contente de son image. Parfois les libellules venaient voler au-dessus de la mare et la chère grenouille, cachée entre la végétation, contemplait la beauté de leurs ailes et la liberté que celles-ci leurs offraient. Elle, au contraire, était esclave de l’eau de la mare, elle ne toucherait jamais le ciel, ni le soleil, ni la lune parce qu’elle n’avait pas d’ailes. Elle reconnaissait qu’elle enviait ces insectes aux ailes voyantes sur lesquelles les rayons du soleil se promenaient pour les rendre encore plus jolies. Comme si elles ne l’étaient pas déjà assez. On aurait dit que la beauté des couleurs du soleil logeait dans les ailes des libellules. Mais la grenouille ne serait jamais si jolie. En plus, ses longues pattes étaient affreuses.

 

La magnificence des ailes des libellules dépendaient  de l’incidence sur elles, des rayons du soleil ; mais au contraire, les ailes des papillons avaient une beauté naturelle, celle de leurs couleurs vives et fixes. Quelques-unes d’elles étaient si jolies qu’on eût dit qu’elles auraient volé ses couleurs à l’arc-en-ciel, cet arc qui apparaissait après la pluie.

La grenouille se lamentait de ne pas avoir la même chance que les papillons.

Un jour, elle vit une fée de la forêt se rafraîchir avec l’eau de la mare et, une fois de plus, elle souhaita avoir pour elle seule, ces ailes si merveilleuses de la libellule, du papillon et de la fée de la forêt. La fée, une fée-guide très savante, lut ses pensées et  lui dit :

-Ne perds pas le temps en te plaignant et enviant les autres et tire profit de ton expérience. Le temps est notre chose la plus précieuse et nous devons l’utiliser d’une manière positive. La critique et la jalousie ne sont jamais positives et elles nous bloquent. Au lieu de vivre collée aux autres, pourquoi ne penses-tu pas un peu à toi-même ? Pourquoi n’essaies-tu pas de tirer profit de  tes pattes, par exemple ? Elles peuvent te mener plus loin que ce que tu penses. Essaie d’améliorer ton existence ! Fais-le. Si tu le fais, la vie te paraîtra une aventure des plus émotionnantes. N’aie pas peur du changement ! Si tu n’aimes pas ta façon d vivre, commence d’abord par changer toi et je t’assure que ta vie sera différente ! Allez, du courage ! Je sais que tu trouveras un moyen-.

Et sur le champ, la précieuse fée disparut.

 

Cette vision troubla la grenouille et la fit beaucoup réfléchir. Elle découvrit que changer de vie, dépendait, en grande partie, d’elle-même et de la perspective à partir de laquelle elle focaliserait la situation.

Peut-être n’ai-je pas d’ailes, mais j’ai des pattes qui peuvent me conduire loin de la mare, peut-être vers une mare plus grande où je pourrais nager jusqu’à n’en plus pouvoir ! La grenouille commença à sauter. Chaque fois ses sauts étaient plus longs et la conduisaient plus loin. Elle se rendit compte qu’elle ne pourra jamais voler, mais que sauter était une manière de toucher le ciel et d’expérimenter le plaisir de la liberté.

En plus, elle était capable de faire quelque chose que les libellules, les papillons et les fées ne pourraient jamais faire ; nager ! En ce moment, elle se sentait maîtresse d’un grand pouvoir, vivre dans deux milieux naturels au même moment, dans l’eau et dans l’air. Imaginez la capacité de notre chère grenouille ! Elle pouvait nager tranquillement dans la mare, dans chaque coi, entre les algues, en haut et en bas et, quand l’envie lui venait, au lieu de perdre son temps à regarder les ailes des autres, elle commençait à sauter sur les feuilles qui flottaient sur l’eau et non seulement elle pouvait sauter sur elles, mais aussi sur la terre fraîche et humide qui entourait la mare. Sa vie avait changé. Mais il fallait qu’elle continue à évoluer et à se transformer intérieurement. Alors elle décida de s’en aller dans une mare plus grande car elle ressentait qu’elle grandissait intérieurement et que pour ce faire, son entourage naturel aussi devait croître. Elle ne savait pas par quel moyen s’en aller de sa mare parce que ses précieuses pattes ne lui permettaient pas de parcourir de longues distances. Comment allait-elle se débrouiller ?

À ce moment précis, elle concentra toute sa foi à la fée qui lui était apparue quelques mois avant, mais elle n’obtint pas de réponse. Notre grenouille était découragée. Comment pourrait-elle  changer sa vie si elle n’obtenait pas les moyens d’exécuter le changement ? En plus pour ses amis de la mare, ses prétentions n’avaient ni tête ni queue et alors elle ne devait pas se compliquer son existence. Pour eux, demeurer dans la mare était l’option la plus sécurisante.

Mais notre grenouille n’était pas une grenouille faible, aisée, résignée, ni paresseuse et elle était prête à sentir l’émotion de la vie, à croire en ses idées et à les mener à la pratique. Elle ne savait pas quand mais se répétait qu’il n’était pas nécessaire qu’elle se fâche et qu’au moment le mois espéré, la réponse qu’elle cherchait tant apparaîtrait.

Un jour, il plut tellement que l’eau de la mare débordait de toutes parts, entraînant hors de l’eau à notre chère grenouille et la faisant tomber dans un trou.

-J’ai tellement peur !- disait-elle en pleurant. – Comme je regrette d’avoir eu envie de changer ! Mes amis avaient raison en me conseillant de me contenter de ma situation. Maintenant, par ma faute, je ne sortirai jamais de ce maudit trou. Je veux rentrer dans ma mare-.

Il continuait à pleuvoir tellement que le trou se remplit d’eau et la grenouille ressortit, entraînée une nouvelle fois par la force du courant qui envahissait la forêt.

-Où me mènera cette rivière ? Où terminerai-je ? S’il cesse de pleuvoir et je reste bloquée au milieu d’un chemin, que ferai-je ? Lorsque ce débit se sèchera ? Vais-je mourir ?

Mais la chance voulut que l’énergie de ce courant d’eau la conduise dans une mare plus grande, et notre chère grenouille dit : -Comme c’est bien ! J’ai atterri dans une mare meilleure-. C’est alors là qu’elle vit que son amie, la fée, s’éloignait en vol.

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

  

                      De lapin de ferme au lapin de forêt

                        

Il était une fois un lapin de ferme qui vivait heureux dans une cage bien commode avec ses parents. Chaque matin et chaque soir, le fermier leur donnait à manger et à boire et il ne leur manquait de rien. C’était une forme de vie agréable, mais un jour, leur ferme prit feu, ce qui les obligea à fuir dans la forêt, où ils commencèrent une nouvelle vie. Cependant, notre petit lapin n’était pas très adapté à la nouvelle situation parce que sa ferme lui manquait.

Dans la forêt, ses parents avaient construit une tanière d’où, au début, notre cher ami ne voulait pas sortir. Cependant, un jour, le lapin changea d’opinion, il obéit à ses parents et s’en alla connaître découvrir l’extérieur.

Dès qu’il sortit de la tanière, il se heurta à un petit lapin, tellement petit qu’il ne parlait pas encore, mais cela n’était pas un inconvénient pour que le lapin, plus petit que notre cher ami, voulût qu’ils jouassent  ensemble.

-Tu ne me plaids pas beaucoup !- protestait notre cher ami-. Tu es un lapin tellement petit que ne parles pas encore, tu sais seulement courir et sauter.

Comme, heureusement, le plus petit lapin ne comprenait pas  encore le langage parlé, il ne pouvait pas comprendre les plaintes de son ami. En plus, il était plein d’illusions et ne cessait de sauter autour de notre cher ami, l’encourageant à découvrir les prés et les montagnes.

-Laisse-moi tranquille ! Je ne veux aller nulle part d’autre qu’à ma ferme. Et ne me montre pas les carottes et la luzerne. Ça ne me plaît pas ! Je préfère le fourrage de a ferme que nous donnait le fermier. Toi tu n’es rien qu’un lapin de forêt. Moi, par contre, je suis un lapin de ferme.

Mais le plus petit lapin ne comprenait rien et continuait à insister pour qu’ils allassent vers l’intérieur de la forêt, jusqu’à ce qu’il réussît.

-Va avec lui, mais ne vous éloignez pas trop- les avaient avertit ses parents.              

C’est alors que le lapin discuteur avait suivi le plus petit lapin, persécuteur d’un papillon qui n’arrêtait pas de voler.

-Fais attention ! Ne cours pas tant ! Tu vas tomber !

Mais lui n’arrêtait pas de courir après le papillon.

Les trois se heurtèrent à une rivière et le papillon continua à voler sur la superficie de l’eau. Ceci obligea à s’arrêter, notre plus petit lapin qui le poursuivait.

Heureusement que tu t’es arrêté !- exclama le plus grand lapin- un pas de plus et tu tombes dans l’eau.

À cet instant, la petite tête d’un poisson qui allait les saluer se distingua dans l’herbe.

-Salut, les amis !

- Je ne te connais pas du tout- lui dit le lapin discuteur.

-Cela n’empêche pas que tu me renvoies mes salutations. Celui que moi je connais c’est le petit lapin qui vient avec toi.

-Excuse-moi. Il y a très peu que j’ai commencé à vivre dans un environnement totalement différent à celui auquel j’étais habitué à la ferme et je suis inquiet et je me sens bizarre…

-Ne t’inquiète pas, tu t’y habitueras.-lui répondit le petit poisson.- Nous, nous sommes tes amis.

-Comment pouvons-nous  être des amis, si nous sommes tellement différents ? Nous, nous vivons sur la terre et toi, dans l’eau –dit le plus grand lapin au poisson.

-Que nous soyions différents n’est pas une raison pour que nous n’essayions pas de nous comprendre et nous enrichir avec d’autres points de vue et d’autres façons différentes de penser- manifesta le poisson.

-Ah oui ? En quoi pouvons-nous nous entraider ?- lui demanda le lapin.

-Par exemple, en vous prévenant de rentrer à la maison parce qu’il commence à faire nuit.

-Comment nous irons-nous d’ici ?- se lamentait le lapin le plus grand- c’est sûr que notre cher ami ne sait pas rentrer à la maison, il est trop petit pour connaître le chemin et moi je n’ai pas fait attention non plus.

-Ne prétends pas avoir tous sous contrôle- l’avertit le poisson-et laisse-toi aider. Parfois, il faut compter avec le facteur inattendu…

-Lequel ?- lui demanda le lapin.

-Avec mon ami le ver de terre lumineux. Il nous aidera à rentrer à la maison, lorsqu’il fera nuit.

-Merci ! Qu’est-ce que c’est bien !

-Merci à vous et revenez me rendre visite à la rivière !

-Bien sûr que nous le ferons ! Au revoir !

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck

           

          Le ver de terre de bon cœur et la graine têtue

 

 

Il était une fois un ver de terre qui se croisait toujours sur ses routes souterraines  avec une graine. Le ver de terre s'étonnait, puisqu'il ne comprenait pas comment elle tardait tellement à se développer, parce que  chaque fois qu'il passait par là-bas, elle était là, immobile et sans aucun signe de croissance externe. Mais un jour, il fut tellement poussé par la curiosité qu'il n'hésita pas à lui demander:

- Petite graine, pourquoi ne grandis-tu jamais et  te transformes en plante?

- J'ai peur de changer- lui répondit-elle, -je ne sais pas ce qu'il y aura à l'extérieur. Et si quelqu'un me piétine? Et s'il ne pleut pas suffisamment? Et si un animal herbivore me dévore? Ici dedans je suis au chaud et en sécurité. Je me sens bien à l'aise dans mon refuge. Je suis en train de vivre un rêve....dormeuse et tranquille.

- Ce n'est pas un rêve ce que tu es en train de vivre- lui répondit le ver de terre-. C'est comme si tu avais décidé inconsciemment de vivre morte étant en vie. Les vrais rêves sont pleins de vie, d'enthousiasme et d'expériences et, en elles, il y a toujours un élément de lutte, de motivation et d'enrichissement personnel, lorsque nous avons appris à partir des  erreurs et nous continuons en avant, vers l'option que nous considérons correcte. Que crois-tu que te rapportera vivre le dos tourné au monde? Pour le fait que tu te sentes à tout prix protégée, tu perds la meilleure des choses. La vie et la sagesse que tu acquérais si tu choisissais d'être maîtresse de tes actes, de prendre tes décisions et de te laisser emporter par elles avec responsabilité et avec toutes les conséquences. Ne te cache plus! Sors et profite du soleil, des étoiles, de la brise et de la pluie! Trompe-toi si c'est ce que tu craints! Apprends à affronter tes craintes et tu verras que ce n'est si dur comme tu le crois.

- Quel papotage philosophique!- exclama la petite graine-. Tu es en train de m'inviter à grandir intérieurement et extérieurement

- Naturellement- lui dit le ver de terre.

- Je ne sais pas, vivre cachée du monde a ses avantages. Par exemple, je ne connais pas de problèmes.

- Ne sois pas comme cela!- Protesta le ver de terre-. Les problèmes sont des obstacles que, une fois surmontés, nous permettent de mûrir et nous rendent plus forts. Nous laisser envahir par les doutes c'est conférer du pouvoir à la peur qui nous domine.

- Mais ici dessous je suis en sécurité et je sais qu'il ne m'arrivera jamais rien de mal.

- Rien de bien non plus....-Lui dit le verre de terre-. C'est l'émotion de la vie. Ouvre-toi à elle! Qu'attends-tu? Ne perds pas une seconde de plus et va à l'extérieur. Exploite tes possibilités!

- Va-t-en et ne me complique pas l'existence!- le blâma la graine-. Ma vie est facile et agréable.

- Agréable jusqu'à ce que tu pourrisses...Lui dit le ver de terre. Crois-tu que tu pourras toujours contrôler que tout soit pareil dans ton monde?

Toi pourris-toi, ver de terre fou et va-t-en d'ici!

- Tu l'as voulu, j'abandonnerai ton sanctuaire, si c'est ton souhait, et je continuerai mon chemin. Et le ver de terre s'en alla. Lorsqu'il arriva au bout du tunnel qu'il avait creusé, il vit la lumière du soleil. Celle-ci le gêna, mais malgré cela, il savait que le soleil était nécessaire pour la planète et remercia ce moment aveuglant. Cependant, le danger guettait. Un petit oiseau envahit son territoire et voulait le manger. Le ver de terre lutta courageusement pour sa vie et, lorsque l'oiseau allait lui donner un coup de bec, il le pria:

- S'il te plaît, ne me dévore pas encore, il me reste encore quelque chose d'important à faire. Accorde-moi une dernière grâce. Si tu le fais, après tu pourras me manger.

- Je ne suis pas là à écouter les bêtises!- Menaça l'oiseau-. J'ai trop faim. Je n'ai rien manger depuis trois jours.

- Je te promets que je tiendrai ma parole- lui dit le ver de terre.

- Je ne sais pas si je dois me fier mais c'est bon. Que dois-tu faire?

- Convaincre une graine têtue qui s'entête à ne pas croître. Je te jure que dès que je l'aurais fait, je retournerai ici.

- Tu as eu de la chance, au moins tu m'as déjà convaincu.- lui dit l'oiseau.- Je t'attendrai ici.

- Marché conclu- lui dit notre ami ver de terre.

Alors le courageux mollusque rentra à nouveau dans son milieu naturel: le sous-sol pour aller à la recherche de notre graine têtue.

- Salut. Me voici à nouveau- dit le ver de terre à la graine.

- Quel casse-pieds tu fais!- Lui répondit insolemment-, bien que, au fond, tu me manquais. Tu es le seul animal qui s'est arrêté pour parler avec moi deux fois et pour  et pour me dédier toute ton attention.

- À dire vrai j'essaie d'être attentif et de me concentrer complètement sur mes objectifs.- manifesta le ver de terre-. Je suis venu pour te faire sortir et que tu t'abandonnes au changement.

- Tu es vraiment revenu pour me convaincre?- demanda avec illusion la petite graine.

- Oui, au prix de ma propre vie. Un oiseau m'attend dehors pour me dévorer; lorsque je t'aurai convaincu.

- Et tu seras si bête de ressortir?

- Je lui ai donné parole. Dans cette vie il faut se compromettre avec soi-même et avec les autres et être sincère- lui répondit le savant ver de terre.

- Donc lorsque tu m'auras convaincu tu mourras.

- Sûrement, oui- affirma le ver de terre.

- Tu es courageux.

- Merci- dit le ver de terre.- Moi je n'ai pas peur, je vis seulement le présent et en ce moment précis ma mission est de t'encourager à suivre ton processus évolutif et que tu décides de croître pour l'expérimenter.

- Ton courage permet que la peur qui m'envahissait disparaisse parce que tu es devenu un clair exemple pour moi- lui dit la graine

- Cela me satisfait- lui dit le ver de terre. Bien donc je suppose que celles-ci !seront mes dernières paroles.

- Tu es tellement convaincu qu'il faut profiter de chaque seconde que, même en sachant que là-bas dehors on va te manger, tu continues avec ton processus de changement au lieu de fuir et de te cacher ici dedans?- lui demanda la graine qui avait déjà commencé à faire pousser des racines.

- Et me convertir en un lâche?...Et abandonner mes idéaux de valeur et d'engagement? Au revoir! J'ai accompli mon rêve de te voir commencer à croître!

Et il s'en alla vers l'extérieur, où l'attendait le petit oiseau.

- Tu n'as pas tellement tardé comme je le craignais- lui dit l'oiseau.

- Me voici à ta merci, tel que nous avons conclu- lui répondit le ver de terre.

- Tu as eu de la chance- lui dit l'oiseau.

- De quoi? D'attendre que tu me tues?- demanda le mollusque.

- Non, pendant que tu étais dehors, j'ai dévoré deux mouches. Donc je n'ai plus faim et tu peux continuer à vivre...

- Ceci démontre qu'on ne sait jamais...- pensa le ver de terre et il s'en alla plus heureux que jamais avec sa nouvelle amie pour partager cette précieuse leçon.

 

Auteur: Maria Jesús Verdú Sacases (texte inscrit sur le Registre de la Propiété Littéraire et Artistique).

 

Traduction au français: Elise Sandrine Yanmbock Mbeck